Après quatre jours au salon Global Industrie 2025, Ecollant revient sur les grands enseignements d’un événement consacré aux transformations de l’industrie française. Réindustrialisation, économie circulaire, innovation et passage à l’échelle des startups industrielles étaient au cœur des échanges. Une dynamique dans laquelle s’inscrit aujourd’hui REC avec le développement industriel de sa technologie de recyclage du polyamide.
Actualisation 2026 : Ecollant est devenu REC en 2026. L’entreprise poursuit désormais son développement industriel depuis son site de Joigny, avec l’ambition de faire passer sa technologie de recyclage du polyamide à une échelle industrielle.
Global Industrie 2025 : quatre jours au cœur des transformations industrielles
En mars 2025, nous avons participé à Global Industrie, l’un des grands rendez-vous de l’industrie en France. Pendant quatre jours, nous avons échangé avec des industriels, startups Deeptech, territoires, institutions et acteurs de l’écosystème industriel autour d’une question centrale : Comment construire l’industrie française de demain ?
Pour nous, cette question est directement liée à notre propre trajectoire. Développer une technologie de recyclage en laboratoire est une première étape. La véritable difficulté consiste ensuite à la transformer en solution industrielle capable de fonctionner à plus grande échelle.


Une industrie en première ligne
L’un des messages qui nous a particulièrement marqués lors de cette édition concernait le rôle de l’industrie dans les transformations actuelles de notre économie.
L’industrie est directement concernée par plusieurs enjeux majeurs :
- la réindustrialisation des territoires ;
- la transition écologique ;
- la décarbonation ;
- la souveraineté industrielle ;
- la sécurisation des approvisionnements ;
- l’innovation technologique ;
- la création de nouvelles filières industrielles.
Ces transformations nécessitent des investissements, des compétences et de nouvelles technologies.Elles nécessitent également de faire évoluer notre manière de produire et de consommer les matières premières.
L’économie circulaire devient un enjeu industriel
L’un des enseignements de cette édition de Global Industrie est la place croissante prise par l’économie circulaire dans les stratégies industrielles. Le recyclage n’est plus uniquement considéré comme une problématique de gestion des déchets.
Il devient également une question : d’approvisionnement, de matière première, de souveraineté et de compétitivité industrielle.
Recycler une matière existante permet en effet de créer une matière première secondaire susceptible d’être réintroduite dans de nouvelles chaînes de production. Cette logique est particulièrement importante pour les matériaux dont l’approvisionnement dépend aujourd’hui largement de ressources vierges.
Pourquoi le recyclage du polyamide est un enjeu industriel
Le polyamide, également appelé nylon, est utilisé dans de nombreuses applications textiles et industrielles. Certains produits contenant cette matière sont cependant particulièrement difficiles à recycler lorsqu’elle est associée à d’autres fibres.
C’est notamment le cas de certains :
- collants ;
- articles de lingerie ;
- vêtements de sport ;
- textiles techniques ;
- autres matériaux complexes contenant du polyamide.
La difficulté consiste alors à récupérer le polyamide sans perdre sa valeur matière. C’est précisément sur ce verrou technologique que travaille REC.
Découvrez la technologie de recyclage du polyamide développée par REC
Du déchet textile à la matière première secondaire
L’objectif du recyclage industriel n’est pas simplement de détourner un déchet de l’enfouissement ou de l’incinération. Il s’agit de récupérer la matière qu’il contient et de lui permettre d’entrer dans un nouveau cycle industriel. Pour REC, la logique est la suivante : textile complexe en fin de vie → récupération du polyamide → régénération → matière recyclée → nouvelle application industrielle.
Cette approche contribue à faire évoluer le modèle linéaire : extraire → produire → consommer → jeter
vers un modèle davantage circulaire : produire → utiliser → collecter → recycler → réutiliser la matière.
Le défi du scale-up industriel
Pour une startup industrielle, l’un des principaux enjeux est de passer du prototype ou du procédé validé à petite échelle à une production industrielle. C’est ce que l’on appelle le scale-up. Cette étape implique de résoudre de nouvelles problématiques :
- augmentation des volumes ;
- dimensionnement des équipements ;
- stabilité du procédé ;
- reproductibilité ;
- gestion des flux de matières ;
- coûts industriels ;
- maintenance ;
- qualité de la matière produite ;
- sécurité ;
- réglementation.
Le changement d’échelle ne consiste donc pas simplement à « faire plus ». Il consiste à adapter une technologie aux contraintes réelles de l’industrie.
Pourquoi le pilote industriel est-il une étape essentielle du scale-up ?
L’importance des écosystèmes industriels
Global Industrie est également l’occasion de constater que l’industrialisation repose rarement sur une entreprise seule. Elle nécessite un écosystème composé de :
- partenaires industriels ;
- fournisseurs de technologies ;
- territoires ;
- centres techniques ;
- laboratoires ;
- investisseurs ;
- institutions ;
- clients ;
- acteurs de la collecte et du recyclage.
Les échanges avec des acteurs comme Bpifrance, La French Fab, Start Industrie, l’ADEME ou les collectivités territoriales illustrent cette nécessité de travailler collectivement.
Pour une Deeptech industrielle, ces réseaux peuvent jouer un rôle déterminant dans le passage du développement technologique à l’industrialisation.
La circularité comme nouvelle opportunité industrielle
L’économie circulaire peut également devenir un moteur de création de nouvelles activités. Collecter des déchets, les trier, les préparer, les transformer et produire de nouvelles matières nécessite des infrastructures, des équipements, des compétences et des emplois.
Le développement du recyclage peut donc participer à la création de nouvelles chaînes de valeur industrielles. Dans le textile, cela concerne notamment les acteurs de la collecte et du tri, les préparateurs de matières, les recycleurs, les transformateurs et les industriels capables d’intégrer les matières recyclées.
Découvrez comment REC travaille sur la collecte des textiles contenant du polyamide
Global Industrie : des échanges qui confortent notre trajectoire
Cette édition de Global Industrie nous a confortés dans une conviction : la transformation industrielle nécessite de rapprocher innovation, industrie et économie circulaire. Pour REC, cette trajectoire passe par l’industrialisation progressive de notre technologie de recyclage du polyamide.
Notre objectif est de pouvoir traiter des volumes croissants de textiles complexes et de produire une matière recyclée répondant aux exigences des applications industrielles visées.


De Global Industrie 2025 à REC en 2026
En 2025, nous participions encore au salon sous le nom Ecollant. Depuis, une nouvelle étape a été franchie. Ecollant est devenu REC en 2026 et l’entreprise poursuit aujourd’hui son développement industriel à Joigny, en Bourgogne-Franche-Comté.
Notre ambition reste la même : contribuer au développement d’une filière industrielle capable de transformer des déchets complexes contenant du polyamide en nouvelles ressources pour l’industrie.
Découvrez l’histoire et le développement de REC
Construire l’industrie circulaire de demain
Global Industrie 2025 aura été pour nous l’occasion de mesurer une nouvelle fois l’importance des transformations qui traversent actuellement l’industrie française. Réindustrialisation, innovation, souveraineté, décarbonation et économie circulaire ne sont pas des sujets indépendants. Ils sont de plus en plus liés.
Pour REC, le recyclage du polyamide se situe précisément à cette intersection. Transformer des déchets textiles en nouvelles matières premières, c’est à la fois un enjeu environnemental et une opportunité de construire de nouvelles capacités industrielles en France.
C’est cette ambition que nous poursuivons aujourd’hui à Joigny. 🚀♻️

Crédits Photos : Alexandre Badot et Start Industrie.


